Salariés, chômeurs et précaires, le même camp

15 Février 2017

Parler du camp des travailleurs, comme le fait Nathalie Arthaud, c’est parler de ceux qui produisent tout dans cette société et assument toutes les tâches indispensables à son fonctionnement. Ouvriers, employés, éboueurs, infirmières, intérimaires, caissières de supermarché, techniciens, ingénieurs, tous sont indispensables, contrairement aux actionnaires qui s’engraissent de leur travail.

Les chômeurs font partie intégrante du camp des travailleurs. Car ce sont les patrons qui décident si on est un travailleur avec un emploi ou sans, à temps plein ou à temps partiel, en CDI ou en intérim, salarié ou autoentrepreneur. Quelle que soit leur situation, leur sort est lié.

Le chômage pèse sur les chômeurs et leur famille. Mais il pèse aussi sur ceux qui ont gardé un emploi, car il permet aux patrons d’user de chantage et d’augmenter la pression sur les salaires. Et tous les travailleurs aujourd’hui savent, quel que soit le niveau de leur rémunération, quels que soient leurs diplômes, qu’ils sont des chômeurs en puissance. Le capitalisme unit tous les travailleurs dans un avenir incertain.

Il faut que le travail soit réparti entre tous. Ceux qui n’en ont pas y trouveront un emploi, ceux qui en ont un pourront alors faire baisser la pression sur les cadences et les salaires.

C’est aussi une façon de combattre l’individualisme et le chacun-pour-soi, la violence qu’ils engendrent. C’est unir les voix et les forces de tout le monde du travail, au lieu de les laisser diviser par ceux qui servent les capitalistes en opposant chômeurs et travailleurs.

M. A.