Iveco bus – Annonay : le préjudice d’anxiété reconnu

15 Février 2017

Une cinquantaine d’anciens salariés de RVI Annonay, en Ardèche, aujourd’hui Iveco bus, ont eu gain de cause en Cour de cassation dans leur demande d’indemnités pour préjudice d’anxiété du fait de leur exposition à l’amiante.

Il avait fallu des années pour obtenir que le site d’Annonay soit classé amiante en 2007, ce qui avait permis aux travailleurs exposés de partir plus tôt à la retraite. Le site Renault Trucks de Vénissieux, ex-RVI, vient enfin lui aussi d’être reconnu « amiante » alors que l’usine Ponts-Essieux de Saint-Priest ne l’est toujours pas.

Mais, pour les retraités de ces usines qui peuvent partir plus tôt, ou ceux qui sont partis avant, il reste la peur de tomber malade, en voyant certains de leurs anciens collègues mourir des conséquences de leur exposition à l’amiante. D’où leur demande d’indemnités pour préjudice d’anxiété. À Vénissieux aussi, des dossiers sont en train d’être constitués.

Les retraités d’Annonay avaient déjà gagné aux Prud’hommes en 2014, puis en cour d’appel et enfin en Cour de cassation. Car la direction d’Iveco a fait chaque fois appel. Et cette fois, elle a encore la possibilité de se tourner vers la Cour européenne des droits de l’homme.

Les patrons de ces grandes entreprises n’ont pas été gênés d’exposer leurs salariés à l’amiante pendant des années, alors qu’ils en connaissaient les dangers, mais ils repoussent le plus possible le moment de devoir écorner un peu leurs bénéfices pour les indemniser. Pas de problème en revanche quand il s’agit d’arroser les actionnaires !

Correspondant LO