Échos de campagne

15 Février 2017

Nathalie Arthaud, poursuivant sa tournée de meetings, était à Caen le 9 février, à Belfort le 11, à Tarbes le 14 et à Poitiers le 15. Elle a pu aussi s’exprimer dans quelques médias.

Dans les meetings, les débats sont toujours animés. À Belfort, il a bien évidemment été question d’Alstom. Nathalie a demandé :

« Est-ce que la commande de 15 rames TGV et des 20 locomotives censée pérenniser le site Alstom de Belfort sera bien au rendez-vous ? La direction de l’entreprise et le gouvernement assurent que oui. Mais une note du ministère des Finances de Bercy signale au contraire qu’il pourrait y avoir des obstacles juridiques. Hollande s’est engagé, mais il ne sera plus président dans quelques mois. Et il faudrait croire tous ces gens-là sur parole ?

Alstom est en négociation permanente avec la SNCF, mais ce sont des tractations secrètes. Tout cela se fait dans le dos des salariés.

Et pendant ce temps, la direction continue de pousser dehors les salariés, tout en surchargeant de boulot ceux qui restent. Elle continue de faire son chantage à la compétitivité, alors que les profits sont en hausse.

Alors oui, il est vital pour nous de pouvoir accéder aux vrais comptes de l’entreprise et aux décisions prises. »

Dans plusieurs meetings, des jeunes sont intervenus pour dénoncer l’organisation sociale actuelle et pour défendre les idées communistes. Comment agir quand on n’a pas le droit de voter parce qu’on est trop jeune ? Il n’y a pas besoin d’attendre la majorité pour défendre des idées autour de soi, a répondu Nathalie. Il faut renverser le capitalisme et cela ne pourra se faire que consciemment. Les jeunes doivent prendre toute leur place dans ce combat, avec leur révolte et leurs convictions.