Hôpital de la Croix-Rousse (Hospices Civils de Lyon) : Le suicide d'une technicienne de laboratoire05/12/20122012Journal/medias/journalnumero/images/2012/12/une2314.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

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Hôpital de la Croix-Rousse (Hospices Civils de Lyon) : Le suicide d'une technicienne de laboratoire

Une technicienne de laboratoire de 44 ans, mère de deux adolescents, s'est suicidée lundi 26 novembre en se jetant d'une fenêtre du cinquième étage du bâtiment de biologie de l'hôpital de la Croix-Rousse. Toute la semaine, cela a été l'effroi et la consternation parmi ses quatre collègues, et parmi l'ensemble du personnel des laboratoires.

Le petit laboratoire où elle travaillait depuis vingt-deux ans était sur la sellette depuis cinq ans, avec régulièrement des rumeurs de fermeture. Car depuis des années, pour éponger l'énorme dette qu'ils ont contractée, les Hospices civils de Lyon ferment des services ou les restructurent, en supprimant au passage des centaines de postes.

C'est en novembre que la direction de la Biologie a brutalement annoncé la fermeture de ce laboratoire pour le 15 décembre. À trois semaines de la date fatidique, les techniciennes ne savaient encore pas ce qu'elles allaient devenir, ayant la conviction que le plan d'accompagnement social et la fiche de voeux qu'elles avaient remplie ne servaient qu'à les berner et à les tromper. Cette technicienne n'a pas supporté cette situation.

Afin d'exprimer leur tristesse, mais également leur colère, plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées jeudi 29 à l'appel des syndicats CGT et Sud. Le même jour, un CHSCT extraordinaire a voté à l'unanimité un moratoire sur l'ensemble du plan de restructuration des laboratoires et la reconnaissance du suicide en accident du travail. Car les témoignages de ses collègues, du chef de service et du médecin du travail mettaient tous en évidence une responsabilité importante de l'hôpital pour expliquer ce suicide.

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