Bristol-Myers-Squibb – Saint-Nazaire : prends l’oseille et tire-toi!

17 Août 2005

Le laboratoire pharmaceutique américain Bristol-Myers-Squibb (BMS) va annoncer la fermeture de son site de Saint-Nazaire, jetant ainsi à la rue 41 chercheurs à qui il a le culot de proposer quelques reclassements... en Égypte ou en Chine, pour des contrats d'une durée de deux ans, payés aux conditions locales. On comprend la banderole que les salariés ont tendue à la porte du site, «BMS: bradés, méprisés, sacrifiés».

Lors de l'annonce, en 1991, de son installation à Saint-Nazaire, ce trust avait bénéficié du soutien de Claude Évin, actuel député PS de Loire-Atlantique et à l'époque ministre de la Santé du gouvernement Rocard. Et les collectivités locales, feignant de croire à de nombreuses créations d'emplois -le laboratoire en promettait jusqu'à 200-, avaient largement mis la main à la poche: elles ont accordé des aides et des subventions, payées par les contribuables de la région, pour un montant de quatre à cinq millions d'euros.

Aujourd'hui, personne ne demande à Bristol-Myers-Squibb de rembourser ces sommes. Il en aurait pourtant largement les moyens: c'est un des premiers laboratoires pharmaceutiques mondiaux et il annonce pour le second trimestre 2005 des bénéfices de près d'un milliard de dollars, en hausse de 50%.

Cédric DUVAL